Les acteurs du monde de la construction se sont engagés à réduire de 20 à 30 % leur empreinte carbone d’ici 2050, afin de répondre aux objectifs de la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC). Parmi l’ensemble des matériaux employés dans le secteur du bâtiment, le béton est celui qui émet le plus de gaz à effet de serre lors de sa réalisation. C’est pourquoi les professionnels de l’industrie cimentière développent des formulations de béton bas carbone. L’usage d’un logiciel de suivi de chantier tel que Novade permet de collecter et transmettre toutes les informations relatives à la mise en œuvre de béton bas carbone, et de suivre son exploitation. Cette solution permet de s’assurer que le béton coulé est conforme aux dosages prévus, afin de respecter le cahier des charges, d’éviter toute reprise et de limiter ainsi son impact environnemental.
Quels enjeux poussent les acteurs de la construction à se tourner vers l’utilisation d’un béton bas carbone ? Quelles sont ses spécificités ? Comment un logiciel de suivi de chantier permet-il de suivre son exploitation sur les chantiers ?

Les enjeux derrière l’utilisation d’un béton bas carbone
Le secteur du bâtiment représente, à lui tout seul, 10 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Le béton, quant à lui, constitue la moitié de ce pourcentage. Chaque année, ce sont près de 4 Gt de ciment qui sont produites dans le monde. Il est alors essentiel de développer des formulations beaucoup moins polluantes.
Le béton est un matériau composé principalement de ciment, d’eau, de granulats (comme le sable) et parfois d’adjuvants. Bien qu’il ne constitue que 11,74 % de la masse totale du béton, la fabrication du ciment émet à elle toute seule près de 98 % du total de carbone de ce matériau.
C’est plus particulièrement son composant principal, le clinker, qui est très polluant. Sa fabrication nécessite, en effet, de chauffer la matière à 1 450 °C en employant des combustibles.
En remplaçant le ciment traditionnel par des additions minérales, il est possible de réduire l’empreinte carbone du béton de près de 70 %. C’est pourquoi le terme de “béton bas carbone” est parfois remplacé au profit de la terminologie “ciment bas carbone” ou “béton vert”.
Une entreprise qui a recours à un tel béton pour réduire son empreinte carbone doit néanmoins s’engager à mener une réflexion plus large sur l’impact environnemental général de ses futurs projets de construction.
Béton bas carbone : de quoi s’agit-il ?
Qu’est-ce qu’un béton bas carbone ?
Le béton bas carbone est constitué de ciment industriel, auquel ont été ajoutés des composés minéraux, tels que des laitiers de hauts fourneaux, des cendres volantes ou bien encore de l’argile calciné.
Toutefois, il n’existe pas encore de réglementation au sujet de l’appellation “bas carbone”. En effet, la méthode destinée à évaluer la réduction des gaz à effets de serre (ou eges) du béton n’est pas encore instituée.
Ce terme est néanmoins employé pour qualifier un béton qui génère moins d’eges qu’un béton de référence, tout en possédant des performances équivalentes.
Cette comparaison ne peut cependant être effectuée que sur des bétons qui ont la même unité fonctionnelle, c’est-à-dire qui sont employés pour la même performance et la même durée d’utilisation.
Le calcul des eges, exprimés en kg eq.CO2, est d’ailleurs soumis à la norme NF EN 15 804+A2 (relative à l’impact environnemental d’un produit de construction), complétée par la norme NF EN 16 757 (concernant la composition du béton et les produits fabriqués dans cette matière).
Cette première norme est actuellement révisée par la Commission européenne en charge de l’évaluation de l’empreinte environnementale des produits (PEF : Product Environmental Footprint).
.png)



